
Le Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM) a été créé en 1962. C'est une organisation intergouvernementale qui réunit aujourd'hui treize Etats membres du Bassin méditerranéen (Albanie, Algérie, Egypte, Espagne, France, Grèce, Italie, Liban, Malte, Maroc, Portugal, Tunisie et Turquie).
Le CIHEAM se structure autour de quatre Instituts Agronomiques Méditerranéens (IAM), localisés à Bari (Italie), Chania (Grèce), Montpellier (France) et Saragosse (Espagne), et d'un Secrétariat Général situé à Paris.
Avec au cœur de son action trois missions fondamentales (formation, recherche, coopération), le CIHEAM s'est progressivement imposé comme une référence dans ses domaines d'activité: l'agriculture, l'alimentation et le développement rural durable en Méditerranée.
Actuellement, Abdelaziz Mougou (cv) et Bertrand Hervieu (cv) sont respectivement Président et Secrétaire Général du CIHEAM.

Historique
Le Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM) a été créé, à l'initiative conjointe de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et du Conseil de l'Europe, le 21 mai 1962, par un accord entre les gouvernements de sept pays :Espagne, France, Grèce, Italie, Portugal, Turquie, Yougoslavie.
Dès la fondation du CIHEAM ont été constitués les IAM de Bari (Italie) et de Montpellier (France), ainsi que le Secrétariat Général à Paris. Par la suite, deux autres IAMs ont été créés : celui de Saragosse (Espagne) en 1969 et celui de Chania (Grèce) en 1983.
Au milieu des années 1980, le CIHEAM s'ouvre progressivement aux pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée. Ce processus se traduit par l'adhésion de nouveaux Etats membres : la Tunisie en 1985, l'Égypte et l'Algérie en 1986, Malte en 1989, le Maroc en 1991, l'Albanie en 1992 et le Liban en 1994.
L'accord de création de 1962 stipule que le CIHEAM a pour mission de « donner un enseignement complémentaire tant économique que technique et de développer l'esprit de coopération internationale parmi les cadres de l'agriculture des pays méditerranéens ». Selon l'article 15 de cet accord, tout État riverain de la Méditerranée est potentiellement habilité à devenir membre du CIHEAM.
Lire ici les textes constitutifs du CIHEAM
Une volonté euro-méditerranéenne
Au début des années 1960, les fondateurs du CIHEAM, par-delà le traité international portant création du Centre, posaient les bases d'un premier projet euro-méditerranéen, articulé autour de la dimension multisectorielle de l'agriculture. Depuis, le CIHEAM met en œuvre un schéma d'activités visant à intégrer, pour chacune des thématiques abordées, une triple mission de formation, de recherche et de coopération.
Cette ambition s'est concrétisée avec pas moins de treize pays riverains qui sont actuellement membres du CIHEAM. Treize pays riverains qui considèrent l'agriculture, l'alimentation et l'environnement comme un champ privilégié de la coopération régionale. Unanimement placés devant de multiples enjeux agricoles et agronomiques, ces États souhaitent, à travers le CIHEAM, faire de la formation des cadres, de la production de connaissances et de références communes, de l'animation du débat technique, économique et politique, un outil de partenariat intergouvernemental.
Aujourd'hui, le CIHEAM s'impose donc comme une référence régionale sur les questions agricoles, alimentaires et rurales en Méditerranée pour deux raisons principales :
C'est dans ces perspectives que le CIHEAM, riche d'un passé bientôt cinquantenaire et fort d'une volonté méditerranéenne jamais démentie, inscrit ses activités plurielles et structure sa démarche.